Luis Martinez, Violence de la rente pétrolière : Algérie – Irak – Libye, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, 2010, pp. 229iten

Parmi les états qui possèdent des grandes ressources pétrolières, Algérie, Irak et Libye ont eu des évolutions très similaires. Comment et pourquoi ses ressources n’ont pas permis un réel développement ?

23 juillet 2010, par Maria Luisa Giordano
envoyer l'article par mail envoyer par mail

Luis Martinez, est Directeur de recherche au CERI-Sciences Po – CNRS. Il est politiste et spécialiste du Moyen – Oriente et du Maghreb. Dans Violence de la rente pétrolière il retrace les phases par lesquelles des régimes autoritaires sont arrivés au pouvoir en Algérie, Irak et Libye. Il souligne que dans l’histoire récente de ces trois états il y a beaucoup des points communs, qui les différencient par des autres régimes similaires.

Ils ont origine des mouvements révolutionnaires avec des tendances socialistes, qui une foiarrivés au pouvoir, ont gagné le contrôle de la rente pétrolière. Ce contrôle est l’élément qui fait la différence et qui contribue à la longévité de ces régimes. Entre crises et chocs pétrolières, mouvements séparatistes et "syndrome autoritaire", ces régimes ont survécu, se sont renforcés et ont évolué. Ils sont passés d’une économie rentière à une économie de pillage, en devenant des régimes mafieux. Ainsi la trajectoire de ces pays ne résulte pas de l’économie rentière ou des ressources naturelles, mais bien de la rencontre historique entre la montée du prix d’un baril de pétrole après 1973 et la contrôle de l’État par des organisations politiques caractérisées par une idéologie révolutionnaire et des pratiques violentes de domination politique.

Malgré tout, ces états n’ont pas eu un réel développement économique, et ils ne se distinguent pas, au niveau des indicateurs du développement humain, par ses voisins moins riches en ressources. Mais l’auteur conteste aussi la théorie de la « malédiction de ressources » : même si la rente pétrolière n’a pas amélioré le bien-être des populations, elle a pourtant garanti la stabilité des régimes.

Qu’est-ce que c’est passé après le nouveau choc pétrolier en 2003 ? L’auteur affirme que cette nouvelle manne financière a renforcé soit les régimes non démocratiques en Algérie et Libye, soit le nouveau régime installé en Irak après l’invasion des États-Unis. Et c’est possible – Martinez continue – que à partir des relations avec l’Union Européenne (qui importe des grandes quantités du gaz et du pétrole par le Maghreb) il arrive à une nouvelle et plus juste façon de gérer la rente pétrolière.


Répondre à cet article


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Maria Luisa Giordano

Maria Luisa Giordano

Maîtrise en Geografia e Processi Territoriali chez l’Université de Bologne. Elle est membre de l’équipe de Cartographier le présent.


CC by-nc-nd

Cette licence s’applique aux sujets ou aux associations sans but lucratif. Les sociétés commerciales et ceux qui souhaitent utiliser notre matériel pour des buts commerciaux sont priés de prendre contact avec la rédaction.

Con il contributo di:

Comité international de Bologne pour la Cartographie et l’Analyse du Monde Contemporaine

Plan du site | Aide | Qui sommes-nous ? | Contacts | Syndiquer tout le site : RSS 2.0
Site réalisé avec SPIP (squelette) Login